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Le message de l'homme sage

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Quelques mots aigris,

Je construis ma poésie.

La prose pleine de conscience,

La tronche pleine de non-sens,

 

J'préfèrerais écrire l'histoire de ma vie,    

Sans perdre l'espoir de ma vue,         

Mais j'crois juste que j'dévie.

En regrettant tout ce dont,

Le système m'a dépourvu,

Perdu, entre travail et loisirs.

J'aspire l'avenir le plus dérisoire,

 

J'devine:

Le sentiment qu'on me manipule

Qu’on édicte mes attitudes,

Qu’on me dicte mes habitudes,

Et je cite par lassitude:

J’voudrais pouvoir,

Me dire intelligent

Sans avoir fait de longues études,

Me dire riche et grand,

Sans profiter du malheur des gens,

Vivre dans un monde, identique-

Ment différent.

 

J'dirais même,

Que j’en meurs d'envie,

Mais ma vie

En demeure

Toujours pleine d'ennui.

La nuit à peine tombée

Et c'est l'ombre qui m’emplit,

Je ne fais pas un pli

Et je sombre dans l'oubli.

 

J'devrais peut-être me ménager,

Mais dans cet océan,

J'ai du mal même à nager,

J'préfèrerais m'imaginer,

Avoir les bras béants,

Plein d'amour à porter.

Mais c'est le néant,

Qui doit me supporté.

 

Alors j’ai su posé,

En apaisant mon sentiment,

Supposé si pesant,

Épousant si peu,

Mon rêve de môme

Mes rêves d'enfant.

 

Enfin, Comme on dit, la pomme,

Ne tombe jamais loin de l'arbre.

Pourtant, je prouve bien en somme,

Qu'une main pure et bonne,

Peut nous sortir de ce cadre,

Nous sortir de ce drame.

A quoi bon ? Si ce n’est…

 

Nourrir la faune,

Condamner Eve ou Adam

Inspirer Newton,

Poser pour Steve Jobs, attirer le client,

Attends, pas la peine d'en faire des tonnes,

Y'en a des milles et des cents,

Suspendus murissant,

Donc pourquoi m'oppresser,

Me presser, et m'empresser

De descendre?

 

Car, plus je prends de l'âge,

Plus dur sera l’atterrissage.

 

Peut-être vaut-il mieux rester sage,

A force d'agitation,

La plupart chute avant mûrissage

Mais à quoi bon,

Vivre une vie impassible,

Si paisible,

Possible, mais passible,

De plonger dans l'impasse.

Sans cible et insensible,

Face au monde qui nous dépasse.

 

A quoi bon,

Vivre une vie, sans aucun sens.

​

Cherchant l'essence, de la vie

Depuis ma naissance, je l’avoue.

J'avance sur un chemin,

Errant,

Sans trop de pression,

Avec tourner en rond,

Comme impression.

​

Appréciant,

Détourner l'expression,

​

J’ai dû monter dans ce manège

Mais dans cette tourmente

J'ai du mal à me ménager

J'préfèrerais oublier ce qui m’a gêné

Et m'en dégager,

Avoir l'allure saillante

Plein d’humour à ma portée.

 

Mais c'est une vie lassante

Qui doit me supporté.

Alors j ai su posé,

Epuisé et puisant

En mon sentiment,

Supposé si puissant

Dépassant,

Mes rêves d'adolescent.

 

Je le dis si peu,

Car c'est un souvenir,

Dissipé:

Un avenir si près,

Qui s'empirait,

J’ai eu si peur,

Sans sous, sans rire,

Et sans sourire.

Il y a toujours pire,

Donc sans soupire.

Rien qui ne me retient,

Donc sans soutient.

Juste le fond qui m'attire,

 

Donc j'en soutire,

Un long message :

Comment assouvir

La faim d'un homme,

Qui veut rester sage ?

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