Le silence
Tu l’ressens le silence,
Repeignant l’existence,
En chantant sa fureur,
De la terre jusqu’aux cieux ?
C’est à croire qu’à cette heure
Encore aucune science
Ne prédise l’étoile filante
Et l’éclosion de ton vœu.
Tu l’ressens le silence,
Déguisant la violence
S’agitant, nous hantant,
En tout instant de la vie ?
Il règne franchement ravi
De servir dépendance.
D’annihiler toute envie
Altérant tous tes sens.
Tu l’ressens le silence,
Son pouvoir, sa puissance
Sa volonté de sévir,
Allaitant la démence ?
En effet, l’on défend
Aux dépends de l’affect
Des pensées moins pesantes
Illustrant l’allégresse.
Tu l’ressens le silence,
Chaque jour qui s’entête
A semer le mal sans patience,
Dévorant l’âme innocente ?
Alors, ce matin je me lève,
Je m’assieds et je chante,
Ainsi le temps d’une trêve,
Je l’oublie enfin le silence.
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