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AVERTISSEMENT : style libre.

J'ai tendance à naturellement mélanger les registres de langue, à l'écrit comme à l'oral. Considérer la langue comme un outil, me mène à envisager chaque mot avec l'idée qui en émane. Alors si j'ai besoin de partager l'intensité d'une idée, maintenir l'attention, choquer ou simplement utiliser le mot le plus simple, il m'apparait rationnel d'employer aussi bien le registre courant, formel, familier ou vulgaire. Puis bon, trash talk, second degré, stéréotypage, troll, c'est bon pour la santé.

 Tout ce que vous lirez pourra être retenu contre vous.

Recherche : enquête qualitative ou enquête quantitative ?

16 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 août

La première fois que j'ai confirmé mon orientation pour le travail d'enquête, c'est lors d'un enseignement sur la méthode d'enquête quantitative par questionnaire. L'enseignante était une professionnelle, elle construisait des enquêtes/sondages pour des commanditaires, puis elle établissait des rapports. Son premier exemple a été une explication d'un travail effectué pour une entreprise qui souhaitait vendre un diffuseur de parfum automatique à une société de transports ferroviaires. Elle nous explique que ses résultats indiquent que plus de 90% des gens ont trouvé que le parfum sentait bon. Ensuite, elle ajoute qu'en réalité, il n'y a que 15% des interrogés qui ont vraiment senti une odeur, mais que ça, c'était un détail qui ne figurait pas dans le rapport. Son commanditaire et financeur avait un objectif, il fallait donc lui offrir des chiffres en adéquation avec ses missions. S'en est suivi les explications de la manipulations des chiffres, puis les retraits des réponses qui ne nous arrange pas trop, et enfin toutes les compétences requises du chercheur pour corriger manuellement les chiffres finaux pour que ça soit mieux. Je n'utilise donc pas les outils statistiques des méthodes quantitatives. Et si un jour je devais le faire, je le ferai différemment!


Un second point, c'est la "représentativité" de l'échantillon interrogé. De mon côté, si je produis un questionnaire, je me pose juste la question : "qui va répondre à cette m**** ?". Les gens qui ont du temps à perdre, les gens bienveillants avec du temps libre, les gens qui trouvent une opportunité de se sentir utiles, les gens déjà engagés sur le sujet, les gens qui ont un appareil et une connexion pour répondre aux questions, les gens qui sont sur les mêmes groupes FB que moi. Finalement, c'est représentatif de quoi ? Si je crée un stéréotype, je dirais simplement : les copains + une classe aisée de pseudo-intellectuels. Personnellement, je n'ai jamais répondu à vos questionnaires à la c**, je n'ai pas le temps. Ou parfois j'ai commencé, puis ça m'a saoulé et j'ai fini par tout répondre au pif. Et il arrive que ce soit des projets commerciaux dissimulés pour des entreprises, tout en déclarant un projet de recherche. Ensuite, ce sont des questions déjà orientées où l'on ne peut généralement pas s'exprimer réellement. Et c'est ce que l'on m'a enseigné, il ne faut pas donner trop de liberté au répondant, car sinon on ne peut pas traiter les réponses rapidement, et les réponses risquent de ne pas coller avec nos objectifs.


social life

Alors on comprendra ici que je fonde principalement mes recherches sur des enquêtes à échelle humaine. Je réalise des observations de terrain, des interviews. J'analyse mes interactions avec les enquêtés en m'appuyant sur l'analyse du discours et la psycho-sociale.


Évidemment, les enquêtes qualitatives ont également leurs limites, il convient de les mentionner dans chaque rapport de recherche, lorsque les résultats doivent être relativisés au regard de ces limites.

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